Human Rights.

Juste pour rappeler que ce qui nous semble couler de source est en fait le résultat d'une longue bataille de l'Humanité, loin d'être finie. Parce que j'ai du mal à pleurer pour les ours polaires qui crevent sur la banquise, mais rien que cette vidéo me met les larmes aux yeux.

Tout ca pour me [nous] rappeler que, grâce à ses quelques mots écrit sur un bout de papier, il n'y a qu'un seule droit auquel je n'ai pas accès : celui de me plaindre parce que ces quelques choses futiles ne marchent pas comme je voudrais.

Pour ces Lumières qui ont éclairer par leurs écrits à leurs risques et périls. Pour ceux qui se sont levés pour renverser un grand Roi en 1789. Pour ces Yankees qui sont morts pour casser les chaînes aux pieds des hommes. Pour ces grands hommes qui ont élevés la République. Pour tous ceux qui sont morts pour la démocratie, face à la puissance d'une Croix Gammée. Pour celui qui "had a dream". Pour celles qui sont descendus dans la rue pour le droit de vote. Pour tous ceux qui un jour ce sont levés pour mettre une nouvel pierre dans cette histoire là.

Je m'incline et leur léve mon verre

# Posté le lundi 17 novembre 2008 16:06

Barack Obama : 4 Novembre. Yes we can.

Barack Obama : 4 Novembre. Yes we can.


Is there anyone who still doubts that

America is the place where all things are possible ?



Obama n'arrivera surement pas à redresser l'économie Américaine. Il faudra bien plus qu'un mandat pour ça. Obama n'arrivera surement pas à tenir toutes ses promesses aux USA. Obama n'a peut etre pas l'expérience pour diriger la plus grande puissance du monde. Obama ne saura peut etre pas le meilleur président que les Etats-Unis ont eu. Mais, par son charisme, sa persévérance, sa maîtrise de soi en toutes circonstances, "le Kennedy noir", Barack Obama incarne le retour de la démocratie, donne un coup de pied au racisme, donne un nouveau souffle au monde entier, reinstaure l'image d'un pays où tout est possible, du pays du Melting Pot et de la liberté.

Aujourd'hui, 4 Novembre 2008. Une nouvelle ère pourrait bien commencer.

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 04:59

Je suis né aujourd'hui au lever du jour. Jorge Bucay.

Je suis né aujourd'hui au lever du jour. Jorge Bucay.
Le chercheur


Il y a deux ans, alors que je terminais une conférence s'adressant à des couples, je racontai, comme j'ai coutume de le faire, une histoire en guise de cadeau d'adieu. A ma grande surprise, cette fois, quelqu'un dans l'assistance se leva, proposant de m'offrir une histoire. J'écris à présent ce conte que j'aime tant à la mémoire de mon ami Rabon.

C'EST L'HISTOIRE d'un homme que je définirais comme un chercheur...
Un chercheur est quelqu'un qui cherche, pas forcément quelqu'un qui trouve.
Ce n'est pas non plus quelqu'un qui nécessairement, sait ce qu'il cherche. C'est simplement quelqu'un dont la vie est une quête.
Un jour, ce chercheur eut le sentiment qu'il devait se rendre à la ville de Kammir. Il avait appris à tenir rigoureusement compte de ces sensations qui venaient d'un endroit inconnu de lui-même. Aussi, il quitta tout et partit.
Au bout de deux jours de marche sur les chemins poudreux, il aperçut au loin Kammir. Un peu avant d'arriver à la ville, une colline à droite du sentier attira vivement son attention. Merveilleusement verte, elle était couverte d'arbres, de fleurs, d'oiseaux enchanteurs, et entièrement entourée d'une sorte de petite palissade en bois verni.
Un portillon en bronze l'invitait à enter.
Il eut tout à coup l'impression d'oublier la ville et succomba à la tentation de se reposer un moment en ce lieu.
Le chercheur franchit le portillon et avança lentement entre les pierres blanches, qui semblaient éparpillées un peu au hasard, entre les arbres.
Il laissa ses yeux se poser comme des papillons sur chaque détail de ce paradis multicolore.
Ses yeux étaient ceux d'un chercheur et sans doute pour cette raison, il découvrit cette inscription sur l'une des pierres :


Abdul Tareg, vécut 8 ans
6 mois 2 semaines et 3 jours



Il eut un léger sursaut en prenant conscience que cette pierre n'était pas une pierre ordinaire : il s'agissait d'une pierre tombale.
Il éprouva une peine immense à la pensée qu'un si jeune enfant était enterré là.
Regardant autour de lui, l'homme se rendit compte que la pierre d'à côté portait également une inscription. Il s'approcha pour la lire :


Yamir Kalib, vécut 5 ans,
8 mois et 3 semaines



Le chercheur se sentit envahi d'une terrible émotion.
Cet endroit merveilleux était un cimetière, et chacune des pierres, une tombe.
Une à une, il entreprit de lire les pierres tombales.
Toutes portaient des inscriptions semblables : un nom et la durée de vie exacte du défunt.
Mas ce qui le plongea dans l'épouvante, ce fut de constater que celui qui avait vécu le plus longtemps avait à peine plus de onze ans.. Accablé par un effroyable chagrin, il s'assit et se mit à pleurer.
Passant par là, le gardien du cimetière approcha.
Il le regarda un moment en silence, puis lui demanda s'il pleurait un membre de sa famille.
« Non aucun parent, dit le chercheur. Que se passe-t-il avec cette population ? Quelle chose si terrible y a-t-il dans cette ville ? Pourquoi tant d'enfants défunts enterrés en ce lieu ? Quelle est l'horrible malédiction qui pèse sur ces gens et les a obligés à construire un cimetière d'enfants ?!!! »
Le vieil homme sourit et dit :
« Calmez-vous. Il n'y a aucune malédiction. Ce qui se passe, c'est que nous avons ici une vieille coutume. Je vais vous raconter...
Lorsqu'un adolescent entre en sa quinzième année, ses parents lui font présent d'un carnet comme celui que j'ai ici, pendu à mon cou. Il est de tradition chez nous, à partir de ce moment, que chaque fois qu'on jouit intensément de quelque chose , on ouvre le carnet et on note dedans :

à gauche, ce qui a donné la joie...
à droite, combien de temps a duré cette joie.


Il a rencontré sa fiancée, il en est tombé amoureux. Combien de temps a duré cette immense passion et le plaisir de la connaître ? Une semaine, deux, trois semaines et demie ?...
Et ensuite... l'émotion du premier baiser, le merveilleux plaisir du premier baiser, combien de temps a-t-il duré ? La minute et demie du baiser, deux jours, une semaine ?
Et la grossesse de sa femme, la naissance de son premier enfant ?
Et le mariage de ses amis ?
Et les retrouvailles avec le frère rentré d'un pays lointain ?
Combien de temps a duré la joie donnée par ces situations ?
Des heures, des jours ?...

Ainsi notons-nous peu à peu, dans ce carnet chaque moment dont nous jouissons... chaque moment.
Lorsque quelqu'un meurt,
nous avons coutume d'ouvrir son carnet
et de faire la somme des moments de joie
Pour l'inscrire sur sa tombe.
Parce que, pour nous, ce temps
Est le seul et véritable temps VECU




A méditer. Un hymne à la vie. Comme tout le livre.

# Posté le mardi 04 novembre 2008 17:06

Dire ce que je ressent, des décennies avant que j'existe.

Dire ce que je ressent, des décennies avant que j'existe.

........................................Les idées pétrifiées devant la merveilleuse indifférence
........................................d'un monde passionnée, d'un monde retrouvé, d'un monde
........................................indiscutable et inexpliqué, d'un monde sans savoir vivre
........................................mais plein de joie de vivre, d'un monde sobre et ivre, d'un
........................................monde triste et gai, tendre et cruel, réel et surréel, terrifiant
........................................et marrant, nocturne et diurne, solite et insolite,
........................................beau comme tout.






_ Prévert.

# Posté le vendredi 17 octobre 2008 15:00

Modifié le samedi 25 octobre 2008 15:44

[Tu me manques Ma Flatuleuzzz]

[Tu me manques Ma Flatuleuzzz]







IPFIN





[Or Not]

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 12:18